Je rêve…

J’en ai le droit : ça ne coûte rien, et puis on est dans une zone d’utopie, il y a non-lieu, même si c’est temporaire.

Je rêve d’un endroit où on peut se poser, bavarder, rencontrer des copains, des copines,

faire ses devoirs, ou la sieste, jouer, surfer sur internet, préparer un exposé,

rencontrer Harry Potter et Robinson, les petites filles modèles et Fifi Brindacier, lire, relire, et lire encore…ou pas.

Faire des recherches d’emploi, se faire aider dans des démarches administratives, suivre une formation en alphabétisation… ou des cours de danse à l’académie.

Apprendre, et critiquer le savoir, confronter les données, vérifier avant d’affirmer,

ou peut-être s’asseoir et ne rien faire, « surtout ne rien faire »1, comme dit Philippe Delerm.

Mais dans l’histoire, on a tué des hommes, comme Thomas More, auteur de la première « Utopie », et brûlé des livres, pour les rêves, les idées, les convictions qu’ils voulaient diffuser.

Vous avez deviné ce dont je rêve ? Gaston Bachelard disait que le paradis, à n’en pas douter, était une immense bibliothèque.

La bibliothèque de Farciennes vient de déménager dans locaux rénovés : l’espace Jeff Bodart.

Cette bibliothèque, c’est un rêve ! Mais ce n’est pas la seule : si vous alliez découvrir celle qui est près de chez vous ? http://www.charleroi.be/bibliotheques-publiques.

Anne Fauvelle – Bibliothécaire à Farciennes

le 20 octobre 2016

1Philippe Delerm, Surtout ne rien faire, Milan, 1994.